Choisir le locataire parfait

27 juil. . 4 min

Choisir le locataire parfait

Vous avez publié votre annonce de location, recevez des appels et avez peut-être même déjà procédé à l’organisation de vos premières visites. C’est du concret… Votre investissement locatif avance !

C’est alors qu’une autre question de taille se présente : parmi les candidat.e.s, comment choisir le bon locataire ?

On vous l’accorde, on cherche incontestablement à juger du sérieux et de la solvabilité du candidat : comment s’en assurer ? De plus, ces critères objectifs sont-ils suffisants ? 

Pour le savoir, suivez le guide.

 

Tirer le meilleur parti des visites 🤝

La visite est un moment décisif dans le choix d’un locataire qui correspondra à vos attentes. En visio comme en présentiel, elle est prétexte à un échange riche en informations.

Pour cela, sachez poser les bonnes questions :

  • Activité : professionnelle ou étudiante ? lieu de travail ? ;
  • Composition du foyer : conjoint.e ? enfants ? parents ? ;
  • Ancien logement : quoi ? où ? quand ? pourquoi le quitter ? ;
  • Mode de vie : fumeur.se ? présence d’animaux de compagnie ?
  • Dossier de location : complet ? garant.e.s ? signes particuliers ?

Kind reminder : savoir poser les bonnes questions et mener un interrogatoire en règle, c’est différent ! Ces sujets pourront être subtilement amenés au cours de la conversation. Et le tout sans discrimination : vous apprenez simplement à mieux connaître la personne, sa situation et ses habitudes.

 

Savoir éplucher un dossier de location 📁

On y vient : le fameux dossier de location et sa liste de pièces justificatives fait son apparition dans le process ! Et c’est bien normal. Osez demander toutes les garanties sans pour autant assommer les candidat.e.s avec une tonne de documents à fournir.

Voici ce que l’on juge équilibré :

  • Pièce d’identité ;
  • Contrat de travail ou carte d’étudiant ou extrait Kbis et copie du dernier bilan comptable selon que la personne est salariée, étudiante ou cheffe d’entreprise ;
  • 3 dernières fiches de paye si c’est pertinent ;
  • Dernier avis d’imposition si c’est pertinent ;
  • 3 dernières quittances de loyer ;
  • Dans le cas de garant.e.s : les mêmes documents ci-dessus les concernant + un acte de cautionnement ;
  • Éventuellement des preuves des prestations perçues : allocations logement, allocations familiales.

Avec cela, vous avez largement de quoi faire pour juger de la solvabilité de vos candidats locataires :

  • Par vous-mêmes, en calculant le seuil de solvabilité ;
  • Par un organisme d’assurance qui passera également ces documents à la moulinette, si vous choisissez de souscrire en plus une assurance loyers impayés.

 

Calculer le seuil de solvabilité 🧮

Traditionnellement, celui-ci est fixé en dessous de 33% des revenus du locataire. Au delà de ce taux canonique de 33% de dépenses liées au logement, on considère qu’il y a un risque d’impayés.

En réalité, c’est un peu plus complexe que cela 🤔. Un haut niveau de revenus c’est bien, mais ça ne garantit pas forcément d’avoir affaire à un bon payeur. D’où la section suivante.

 

Pour aller plus loin... demander des références ✅

Solvable : oui, mais honnête, qu’en est-il ?

Pour en avoir le cœur net, vous pouvez faire appel à l’ancien propriétaire pour s’assurer que le candidat locataire n’a pas de dettes envers lui ou de litiges en cours.


Une autre référence intéressante peut-être l’employeur : déjà pour être certain.e des informations job annoncées - on n’est jamais trop prudent.e - mais également pour obtenir une petite couche de fiabilité supplémentaire.

 

La question du feeling ✨

Quoi qu’il en soit, il faut que le courant passe . Et pour cela, on n’a pas de recette toute faite à vous livrer. Certains propriétaires fonctionnent à la première impression, d’autres à la présentation du dossier (réactivité, organisation, minutie) ou à la communication qui suit la visite (accessibilité, politesse, sympathie)... À chacun ses perceptions et ses ressentis !

On vous encourage simplement à toujours prendre le temps de faire la différence entre feeling personnel et comportements discriminatoires.