Investir dans le locatif, dans la bourse ou dans des startups : le match

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30 mars . 5 min

Investir dans le locatif, dans la bourse ou dans des startups : le match

On lit tous les articles sur les prix de l’immobilier qui montent, des taux d’emprunts qui baissent. Mais on lit également tous les success stories de startups dont on comprend à peine l’activité, qui deviennent des “licornes” et dont les investisseurs ont multiplié leur mise par 1 000 (wow si j’avais mis 1 000 € j’aurais gagné 1 million ! C’est tentant).
Sans parler de ces milliers d’articles d’économistes réputés qui assurent que la bourse est sur le point de s’effondrer sous l’effet d’une grave crise économique qui ne semble jamais arriver alors que le CAC 40 a encore pris plus de 20 % sur 1 an.

 
 

Comment y voir clair ? Nous vous donnons 3 conseils :

Conseil n°1 : pas de risques, pas de gains !

Avec tout ça, pas étonnant que les placements réglementés, soi-disant “garantis”, aient la côte. Mais rappelez-vous que votre argent perd de la valeur chaque année sous l’effet de l’inflation (1,8 % en 2018). Un placement doit vous rapporter au moins autant que l’inflation, et l’épargne réglementée au mieux rapporte à peine ce chiffre (ex : PEL), au pire rapporte bien moins (ex : Livret A). D’ailleurs, cette épargne réglementée est plafonnée. Vous ne pourrez donc pas toujours investir toute votre épargne.
L’immobilier locatif présente l’avantage d’une double rentabilité : celle des loyers (environ 4 %) et celle de la plus-value (environ 3 %). Autre avantage : la stabilité et la prévisibilité.
La bourse est plus explosive, dans un sens comme dans l’autre. Si vous tombez bien, vous pouvez gagner gros. Mais le risque de mal tomber est important.
Pour les startups, tout dépend de l’étape dans laquelle se trouve la jeune société. Par exemple, si elle est en création, il existe 9 chances sur 10 que vous ne revoyiez jamais votre mise initiale, mais l’effet multiplicateur en cas de succès est considérable (de l’ordre de x50). Si elle a déjà prouvé la validité de son modèle, le ratio d’échec tombe à moins de 50 %, mais le multiple tombe à x5.

 

Conseil n°2 : diversifiez votre portefeuille, par étape

Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ! Gardez au moins 20% de votre patrimoine dans des actifs ultra liquides (le plus liquide d’entre eux étant bien sûr le compte courant) pour faire face à d’éventuelles dépenses imprévues.
Ensuite, faites votre sauce selon vos goûts et les opportunités. Suivre une startup grandir procure un plaisir unique, de même que de surveiller le cours de bourse des actions qu’on possède ou de passer dans la rue dans laquelle vous avez acheté un appartement.
En moyenne, dans les pays de l’OCDE, on considère que la moitié du patrimoine doit être placée en immobilier, de loin le plus fiable. Ainsi, une répartition 50/20/20/10 entre immobilier/compte-courant/PEA/startups semble optimiser le profil de risque/rendement (rapprochez-vous d’un expert si vous souhaitez aller plus loin !).

Conseil n°3 : l’effet de levier

Ce troisième conseil est probablement le plus important, cette fois encore en faveur de l’immobilier locatif : contrairement à l’investissement en startups, en bourse voire en SCPI, vous pourrez emprunter des montants que vous n’auriez jamais imaginé posséder pour acheter un bien immobilier. Les conditions de financement étant ultra souples à l’heure actuelle, vous avez la possibilité de décupler votre patrimoine à chaque opération, en échange d’un taux d’intérêt vraiment mineur !

 
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